La force fébrile
Devant France – Irlande, j’ai encore fait ma flaque ! Quand Michalak s’est mis a bananer consciencieusement les premiers ballons qui lui sont arrivés sur le panari, comme s’il avait besoin d’expier son angoisse par le pire pour se sentir soulagé, j’ai eu ma tremblante du poulet. La suite fut plus apaisante mais pourquoi ? Parce que faute de pouvoir se reposer sur les appendices du demi de grande cour, on a envoyé Traille au caquetage pour occuper les pondeuses dans la volière d’en face.
Au rugby, c’est chez les autres qu’on est le plus fécond : quand on couve trop chez soit, on finit par donner les clés du perchoir.
Si tout le monde se dit « soulagé » par le résultat c’est peut-être que les symptômes de l’angoisse n’ont pas disparu. Lorsqu’ils sont occasionnels, ils appartiennent au cours du jeu mais dès qu’ils se répètent, a fortiori dans des situations précises, ils deviennent caractéristiques d’un comportement pouvant masquer une déficience.
Je remarque que c’est avec leurs pieds que les attaques de l’hémisphère sud disputent la manucure. Que les meilleures équipes alignent même des forts en pied des deux pieds. Que l’Angleterre s’est réveillée cet après-midi parce qu’elle en avait dans les orteils. Qu’O’Gara et consorts avaient hier gardé leurs embauchoirs et que ce sont deux magnifiques paires de panards qui ont permis de voir plus Clerc.
NB : Beauxis aussi a un bon coup de palme.

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