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RUCKER
blog rugby parce que vous l’ovalez bien…

Ibéritude

Je viens d’être arrêté net sur la ligne d’avantage, plaqué par ce généreux poète, Chota de Roustavi (Roustavéli en géorgien), dont Henry Broncan relate dans une chronique qu’il a repris une des maximes sur un tableau blanc à l’intention de ses protégés : « Ce que tu donnes, reste tien. Ce que tu gardes, tu le perds ». Avouez que la citation pourrait figurer en préambule du code de rugby.

L’histoire de Chota Roustavéli est entourée de mystères. On conte qu’il serait né à Roustavi vers 1170 dans la province de Meskhetie. Il fut amoureux de la reine Thamar, la fille du Roi Georges III, première femme à accéder au trône géorgien (1184) qui abolit la peine de mort au cours de son règne et fit de la Géorgie l’un des états les plus puissants et influents du proche orient.
Chota Roustavéli lui dédia une œuvre qualifiée de roman épique composée de 1 587 quatrains de vers monorimes en seize syllabes : « le Chevalier à la peau de léopard ».

On trouve une traduction sur internet dont voici l’adresse (pdf). Précipitez-vous et rejoignez ma ligne d’avantage, quatrain 470 :

Nous avons chassé dans les champs, au pied du mont, dans le vallon,
Chiens de chasse nous secondant, nombreux éperviers et faucons.
Nous ne tardâmes à rentrer, empruntant un chemin pas long,
Nous n’avons même pas joué, comme d’habitude, au ballon.


Qu’on appelle Dimitri Biarritzvéli sur le champ ! Qu’il s’explique sur ce blog ou ailleurs, qu’il nous éclaire sur ces menues routines, la forme du ballon, l’issue des joutes et nous indique si des fresques sont visibles que nous nous pâmions d’ici dimanche !

Je retourne à ma lecture.

[Edit] : lire aussi une ITV d’Henry Broncan et sa dernière chronique.

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