logo
visu

Un BLOG Internaute
du Journal SUD OUEST

RUCKER
blog rugby parce que vous l’ovalez bien…

Jour J - Ca devrait mâcher

Dans le camp français, la confiance est au maximum. Les deux victoires sur l’Angleterre, la sortie du calendrier des Dieux du Stade, les soutiens de Roselyne Bachelot, de Zidane, de Skip, de Madrange font de nous des supporters plus burnés que jamais. Pas une ombre au tableau. Devant la caméra de Serge Simon, seule une petite alerte RATP semble désaxer le chewing-gum du boss. Pas un mot pour cette chiquetaille ridicule des professionnels de la presse, qu’on devine déjà mastiquée, broyée, digérée, rejetée, compostée. Le rythme de la maxillaire est sans équivoque.

7 septembre 2007 - Aucun commentaire
Classé dans : Vestiaire Tags: , , ,

Imaginons une LNR tyrannique (fiction)

Imaginons que la LNR décide un beau jour de s’approprier tous les droits des images du Top 14, qu’elle conditionne l’accréditation des photographes et des journalistes à la signature d’un engagement de presse qui stipulerait qu’ils n’ont droit qu’à prendre au maximum 40 clichés par match et qu’ils concèdent ad vitam la totalité de leurs droits sur leurs images à la LNR ! Pure fiction. Vous imaginez le vacarme si on en arrivait là ? ! Une revisite complète des fondamentaux de la liberté de la presse et du droit d’informer !


C’est pourtant, très exactement, la situation dans laquelle se trouvent les agences de presse et les photographes à la veille du coup d’envoi de la Coupe du Monde.
(Lire dans le Monde et dans le Nouvel Obs)

Le Président de l’amicale des parlementaires du rugby a estimé ce conflit regrettable pour les amateurs de rugby privés d’informations, pour les professionnels du rugby privés de couverture médiatique, pour la presse privée de son droit inaliénable à l’information. La Ministre des Sports a été saisie par le patron de l’AFP et une coalition de journaux et d’agences de presse. Le SNJ a condamné fermement ces dérives. La Scam s’insurge également et rappelle que le droit d’auteur rémunère l’auteur d’une oeuvre et non l’organisateur d’une manifestation, que l’IRB, ce faisant, pollue l’univers du sport en imposant ses lois au mépris des intérêts de ses partenaires.
Bref, c’est le bordel.

Si l’IRB réussisait à imposer ses conditions, on pourrait imaginer qu’à terme, les organisateurs puissent complètement se passer des agences de presse pour couvrir leurs évènements. Des équipes recrutées en interne, embauchées au forfait, leur garantieraient , outre une emprise sur les droits d’auteur, un contrôle absolu sur les contenus et la diffusion de l’information, jusqu’à préselectionner l’ensemble des supports.
On n’en est pas loin…

6 septembre 2007 - Aucun commentaire
Classé dans : Boîte à gifles Tags: , , , , , , ,