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RUCKER
blog rugby parce que vous l’ovalez bien…

France : 17, Argentine : 12, ça commence pas mal

Le match d’ouverture de la Coupe du Monde a tenu toutes ses promesses. Même si le score final n’est pas à la hauteur des espérances (il manque le point de bonus), les bleus se sont montrés extrêmement solides devant et ont démontré qu’ils possédaient d’autres armes que celles proposées lors des matches de préparation. La tête de la poule D leurs semble promise, d’autant que les irlandais n’ont pas convaincu face à la Namibie.

C’est vrai, on les sentait fort ! Quand la Marseillaise a retenti, 14 millions de spectateurs ont dû retenir leur émotion devant les larmes de nos joueurs, soudés les uns aux autres, impatients, trépignants, les regards exaltés par l’envie, incapables de masquer ces tripes qu’aucuns maillots ne seraient parvenus, ce soir, à vêtir.

A l’inverse, on a senti les pumas figés dans une retenue inhabituelle, comme si l’enjeu, pesant comme un couvercle, avait alourdi l’humeur féline des mercenaires de la pampa. A l’issue de la rencontre le Capitaine Raphaël Ibanez rapportait ce sentiment : « avant la rencontre, je les ai trouvés tendus. Ils avaient une grosse pression et je les ai trouvés pétrifiés. Je suis d’ailleurs allé le dire à mes coéquipiers. »

Les commentateurs argentins fustigent aujourd’hui l’entraîneur Marcello Loffreda qui aurait mal géré la préparation psychologique de ses joueurs et provoqué un trop plein d’émotions en faisant lire par le regretté titulaire Martin Gaitan la lettre d’un résistant péroniste, Sarkozo Moquetto, à la veille de sa mort.

Le pack argentin a néanmoins offert, comme on s’y attendait, une belle résistance mais la fébrilité de sa charnière et de ses lignes arrières n’ont pu venir à bout des tricolores qui ont monopolisé le ballon dès l’entame et mis leurs adversaires sur le reculoir. Le duo Mignoni-Skrela s’est alors exprimé, libérant ses partenaires par de très nombreuses chandelles qui n’ont cessé de pressuriser leurs adversaires, accumulant fautes de mains, et mauvais choix offensifs.

Trop peu inspirés et visiblement moins véloces physiquement, les pumas n’ont semblé à aucun moment capables de prendre le jeu à leur compte. Ils encaissent leur premier essai sur une relance de Borges où Ostiglia, par une passe mal ajustée, offre le ballon aux tricolores qui concluent parfaitement par Heymans (26mn, 14 à 3).

A 8 mn de la fin, Hernandez, peu en cannes, rate trois nouveaux points. Dès lors, on sent le match plié, les tricolores prenant un malin plaisir à ralentir toutes les sorties de balles, enchaînant les interceptions et annihilant toute velléité offensive.

 

On regrettera la pénalité manquée de Michalak qui aurait pu créditer les français d’un point de bonus supplémentaire mais on retiendra surtout l’envie et la capacité des bleus à proposer une stratégie de jeu imprévue qui a fait taire tous les jocrisses de l’ovalie, peu rassurés par le rugby stéréotypé qu’avaient offert les tricolores face aux anglais.

Beeuh, j’arrête là…

10 septembre 2007 - Aucun commentaire
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